Journée de la femme
Comment devenir misogyne.
Christine Boutin, Arlette Laguiller, Ségolène Royale, Clémentine Autain, Marie-georges Buffet, Michelle Alliot-Marie, et allons, rêvons un peu, Marine Le Pen, un petit arrêt cardiaque est si vite arrivé. Les prochaines élections risquent de devenir un vrai salon de thé à défaut d'être un défilé de mode (oui il y a quand même Arlette dans le lot)...
Face à cette montée des périls, (une femme président! Et pourquoi pas une femme au volant, ou une femme seule dans la rue...), je vais essayer de vous expliquer sereinement, sans hystérie ni bavardage, pourquoi il me semble logique et salutaire que nous devenions misogynes.
Commençons par le commencement. Au début, Dieu (un Homme, un vrai, un barbu) créa l'Humain à son image. Comme il n'y avait encore ni sport, ni console de jeux, ni voitures (et on appelle ça le paradis!), l'Homme s'ennuyait grave. Alors Dieu créa la femme. Cette étrange créature était moins forte physiquement, plus fragile émotionnellement, plus douce tactilement. Dieu était plutôt content mais il sentait que sur un ring de boxe, elle ne vaudrait pas tripette.
Alors, par ce que c'était un génie, Dieu inventa d'un coup de pomme le désir, la galanterie et le shumka. Bon, rapidement, il se rendit compte que le shumka ne servait à rien, donc il le fit disparaître de la surface de la Terre, ce qui explique pourquoi nous avons dix doigts, et non douze comme prévu.
Pour en revenir au sujet qui nous occupe aujourd'hui, la femme frêle créature, fragilité de la nature, ne survit que par l'emprise des sens qu'elle suscitait chez l'homme. Equilibre précaire, l'Homme usait de son pouvoir primaire pour imposer ses volontés et sa brutalité.
Et puis tout doucement, loin des stades et des fêtes de comité d'entreprise, l'Homme se civilisa.
Il répugnait de plus en plus à la violence, traitait sa soeur comme son égal et pouvait passer son samedi après-midi à chercher la crème hydratante exfoliante qui lui donnait à sa peau la douceur de ses fesses. Bref, la société nous avait castré et nous l'avions accepté de bon coeur, rêvant un jour de pouvoir nous aussi participer aux pyjamas party qui jusqu'alors nous étaient interdits.
Mais alors, usinor, acilor (c'est mantra indien sacré permetant de transformer l'acier en or), mais alors donc, si nous déposons nos armes à leurs pieds, ou plus symboliquement si nous plaçons nos testicules sous leurs talons aiguilles, c'est une métaphore un peu obscure, mais qui prends tout son sens lorsque la femme avance, mais que nous reste-t-il face au trouble qui nous assaille devant un sourire, la courbure d'un sein, le mouvement papillonaire d'un cil effilé et l'émotion mal contenue que suscite en nous la douceur de leur main? Rien, il ne nous reste rien!
Camarade, la femme n'est pas l'égale de l'Homme, elle peut-être pompier, pompiste, ou polonaise, elle boit, elle fume, elle body-build, j'en ai même vu jouer à fifa! Moi je vous le dis, ami de la gente masculine, nous n'avons pas le choix, où nous nous raidissons et cachant mal notre angoisse d'être dépassé, nous devenons brutaux comme les arriérés de toutes religions et de toutes cultures qui soumettent leurs femmes par la haine et la peur, ou nous nous laissons aller à la torpeur du métrosexuel eunuque qui vaille que vaille se montre gentleman mais fomente par derrière une résistance passive.
Messieurs les Hommes, soyons misogynes tant que nous le pouvons, un jour nous n'aurons plus ni bites ni couteaux, et je peux vous le dire, ce jour-là, quand nous jouerons à la dinette, nous ferons moins les malins!!!