Sexe et Psycho II

Publié le par tex





2eme semaine : La norme sexuelle

 

Aujourd’hui, nous allons aborder la norme sexuelle.

Définissons tout d’abord ce qui a été pendant longtemps et qui reste encore la norme étalon de nos rapports sexuels. Si vous êtes un groupe de deux humains, de sexes différents, dans le réel, majeurs, unis par un alliance reconnue par la société, du même groupe ethnique, d’âges homogènes avec parfois un partenaire mâle plus vieux que le partenaire femelle, si vous copulez dans le but de procréer dans un lit la lumière éteinte, alors, votre sexualité est dans les normes, vous pourrez téter au blanc-seing de la société et vous n’aurez aucune chance de passer sur un plateau de télé. Tout le reste n’est que perversion…

Les pratiques sexuelles sont régies par des codes législatifs, moraux  et sociaux qui parfois s’enchevêtrent entre eux. Tout était plus facile quand tout était interdit. Les homosexuels, les masturbateurs, les travestis, les transsexuels, les handicapés, les personnes âgées, les enfants, et ma belle sœur, toutes ces personnes que la société refusait de voir comme des êtres sexués étaient au mieux ignorés au pire sanctionnés. C’était le bon temps, ça madame, on appelait un chat un chat, et… bref, à l’heure des marches gay, lesbiennes, bisexuelles et transgenres, les repères meuvent et se délitent. Perte des valeurs et décadences diront les peines à jouir, liberté sexuelle et reconnaissance de la nature humaine proclameront les néo-sexuels précoces.   Nous sommes encore et toujours dans un jugement des relations intimes avec des avancés et des reculs, mais alors commment voulez-vous que l’on pratique ? La sexualité est une idéologie ou tout au moins une vision du monde. L’Etat dicte par ses campagnes de prévention sa propre doctrine de la sexualité. Et l’Etat c’est moi. C’est vous aussi, un peu, on est en démocratie. Et justement, alors que nos sociétés aiment à se vautrer dans le pulsionnel de la violence et de l’insécurité, nos représentants font figures des jeunes vierges effarouchées lorsqu’il s’agit d’aborder la libido. Sur le terrain, ce n’est pas plus glorieux, puisque tout professionnel de la santé avance (et recule lui aussi) avec ses a prioris et sa morale. Des pharmaciens refusant de délivrer des moyens de contraceptions, des infirmières scolaires se moquant des élèves homosexuels, des conseillères conjugales refusant l’avortement, des psychologues à la pensée masturbatoire… Et Quid de la fidélité se demandent les maîtresses ? Valeurs has been ou garant du couple, idéal à promouvoir ou utopie phallocrate ? Je finirais ma performance comme il se doit par les interrogations que l’on se pose durant la petite mort. (je fumerais bien une clope d’ailleurs)      

 

-l’adultère est-il un jeu d’enfant qui a mal tourné ?

-Le sadomasochiste intellectuel est il téléspectateur de TF1 ?

-Si nous étions tous bisexuels, comment seraient les vestiaires dans les piscines ?

-D’ici 20 ans, la fidélité sera-t-elle considéré comme un grave trouble de l’attachement ?

 

La semaine prochaine, nous finirons la trilogie sur le sexe, d’ici là, que la force soit avec vous.

Publicité

Publié dans blogus

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article