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Petit dialogue de psychologie punk, façon Dolto avec un perfecto, Jung et son piercing sur le prépuce, vas-y fume, c’est du Freud…

  -Whé, et b’hein d’abord, les psychologues, c’est no-futur, no-way, c’est rien qu’une bande de baltringues  qui se fendent la gueule à coup de Laplanche (sans Alice P.)

-Allons jeune, je trouve tes propos bien hatifs (comme ta crête). Elabore un peu ta pensée.

-Les psychologues, ça n’existe pas. Ils font semblant, ils font croire, mais ils sont bien emmmerdés quand on leur demande « kesako un psychologue ? ». T’as déjà vu un kondé ou une taulière  faire des conférences et des colloques pour savoir c’est quoi leurs tafs ? Faut pas me la faire à moi, psychologue c’est pas un métier !

-Evidement, petit pubère à la période de latence contrariée, que psychologue ce n’est pas un métier. C’est un diplôme ! (Et toc, je l’ai mouché le punky bruster).

-Ah ouais ? Alors pourquoi si c’est un diplôme, y a pas UN diplôme mais des packs voir même des cubis de diplômes ! Neuro, clinique, Rh, socio, environnemental, scolaire, marketing, …

-Je vois où tu veux en venir, névropathe associal, tu trouves que la psychologie recouvre un trop grand champ d’action et de recherches.

-Non, ça j’en ai rien à foutre. Je trouve juste que « psychologue » ça veut rien dire. C’est destroy comme concept. C’est aussi fin que la schonenbraü !

-Argh. (il s’ étouffe avec son nœud-papillon qu’il mastiquait distraitement) -Bah ouais, le psychologue, c’est celui qui étudie le langage de la psyché, non ? Eh bien franchement, la psyché c’est comme la meuf idéale, tu l’a toujours dans la tête, mais tu l’as jamais vu…

-Tu vas me dire, jeune révolté histrionique, que tu ne crois pas à la psyché ?

-Moi, je crois qu’on peut mettre tout ce qu’on veut derrière ce terme, âme, conscience, inconscience, pensée, Esprit, voix intérieure, neuski spirit … Et un ketru ou tu peux mettre tout ce qu’on veut dedans, c’est un ketru qui veut rien dire.

-Mais enfin, ado attardé en peau de phallus, qu’est ce que cela t’apporte de dire qu’il n’y a pas une unité de la psychologie! J’ai l’impression vu ton agressivité envers ce corpus scientifique que tu as le doigt sur Lagâch(ette), prêt à tirer…

-C’est juste pour dire, ce truc d’unité de la psychologie, c’est des mythes, bon dieu de verge! Y a pas de points communs, y a rien qui rassemble les psys, à part peut-être la haine envers Miller et les blagues sur l’Œdipe et ta mère.

-Comment ça, ma mère ?

-Ouais, ta mère, elle est suffisamment bonne que quand on la prend bien…

-je ne veux pas savoir…

-Pourtant t’aurait beaucoup appris sur le « Hole dingue »…. Tout ça pour dire que quand même avoir un titre basé sur un mythe commun et un ketru  qui ne veut rien dire, ça craint, non ?

-Et qu’est-ce que tu proposes ?

-je propose rien, je suis un kepon,  j’emmerde la société. Par contre, toi, le psychologue, t’aurait peut-être intérêt à y réfléchir.

-je n’aime pas trop qu’on me donne des ordres.

-Même un ordre des psychologues ?

-Ecoute, retour de refoulé occidental, va laver ta mob, et laisse moi travailler.

-Je pisse sur la psychologie.

-Et bien, laisse psyché. Ca fera 50 euros.

-Merci toubib.

-Je ne suis pas médecin, je suis psychologue.

-C’est quoi un psychologue ?

-T’as raison, appelle moi Toubib… 

Par tex
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Le « travail sur soi » du psychologue.

  

Voici une petite réflexion que je vous propose de partager. Comme la plupart des nouveaux psychologues, je me suis penché sur la question d’un travail sur soi pour accompagner ma pratique. Ayant de l’argent (un peu), du temps (un peu plus) et de la motivation (ça dépend des jours), je suis parti en quête d’un lieu pour ce fameux travail.

Pour les adeptes de la psychanalyse, la solution est assez simple, il suffit de faire une psychanalyse qui par miracle la vertu de la cure permet  non seulement d’avoir son travail sur soi, mais en plus pour le même prix, de devenir  psychanalyste.

N’étant pas croyant, je cherchai une cure qui pourrait me permettre d’avancer dans la connaissance de moi-même sans passer par le stade anal et la mère suffisamment castratrice pour la résolution de mon Œdipe.

J’eu du mal à trouver le bon thérapeute qui me permettrait ce merveilleux travail. Il faut dire que je n’y ai pas mis beaucoup du mien. Je n’étais pas particulièrement intéressé par la parapsychologie, l’énergie transcendantale, la scientologie, l’ésotérisme, le cri primal, et je l’avoue la thérapie orgasmique me laissa songeur, mais sans plus.

Se posa alors à moi la véritable question, « c’est quoi un travail sur soi… ? ». Cinq années d’études (voir six) pour en arriver là, je dois avouer que je n’en menais pas large. Je repris alors mes cours, quelques lectures par-ci par-là, pas mal de googlisme, et enfin, j’avais ma réponse. « Ma qué, le travail sur soi, c’est faire oune travail sur son soi pour mieux se connaître ». « Connais-toi toi-même » disait le plus Vandamien des grecs, « Je est un autre » répondait le Steevy du XIXème siècle.[1]

 Le travail sur soi, c’est donc une sorte d’introspection permettant de connaître ses failles, ses forces et ses faiblesses, et tout cela pour permettre au bon psychologue (qui n’a rien à voir avec le mauvais psychologue, ni avec le mauvais sein) de faire la part des choses entre ce qu’il ressent et ce que lui renvoi son patient. Bonne réponse de Xavier D. de Paris.

Mais bon, une fois qu’on a dit ça, on a rien dit. De l’introspection donc. Avec ou sans tiers (payant) ? Avec ou sans médium (de l’équi-thérapie à l’art-thérapie en passant par le training autogène et le rorschach) ? Masser un poney avec de la peinture pour faire des belles taches ne m’introspecte pas des masses.

Soyons clair à ce stade (oral ou Français selon les cultes), je fais bien la différence entre formation continue (que l’on retrouve dans un certain nombres de métiers et qui est fortement encouragé dans notre code de déontologie), supervision de pratiques (ah, les groupes Balint, quelques grammes de finesse dans un monde de brutes) et le travail sur soi.

Sur les deux premiers, entre mes lectures, la préparation de mon doctorat, et les réunions de travail des cas avec mes collègues, je suis à peu près dans les règles. Mais pour ce futur travail sur soi, je me sens un peu délinquant.

Dire que j’ai dû mentir à mon travail, en disant que bien évidement je suivais une psychanalyse, que ma pratique était avant tout psychanalytique, et que la psychanalyse m’habitait (et inversement). Je n’en suis pas très fier, mais ça aurait pu être pire, j’aurais pu leur dire que je me sentais totalement compétent !

C’est tout de même un drôle d’idée ce travail sur soi. Si on enlève toutes les personnes qui suivent des pratiques de charlatans, peut-on vraiment dire de façon scientifique (oh le gros mot, que vient-il faire en plein cœur des sciences humaines ? Je l’enlève immédiatement) rationnel que les personnes suivant de façon régulières un travail personnel, non pas pour régler un problème personnel, mais pour véritablement se mettre au clair sur leur être profond, sont des gens réellement plus épanouis efficaces aptes dans leur pratique ?

Alors bien sûr, à ce niveau de lecture, j’entends déjà les cris d’orfraie (« or frais » dirait le Ruquier de la psychanalyse française des années 60) de mes chers collègues soupirant à la provocation et au manque de recul de mes propos, mais tout de même, quitte à me soumettre corps et psyché dans un processus identifiant et identificatoire, j’aimerais savoir où je met les pieds.

 Je me retrouve donc à la case départ, mais sans qu’un psy ait touché 5000 euros et sans avoir fait de jeu de mot avec « travail sur soi / travail sur soie ». Bilan plutôt négatif.

Je jette donc ce message comme une bouteille à la mer, et je vous promets de faire une petite synthèse de toutes les réflexions qui me seront faites à la suite de cet appel.

 

 

 

 

 

 



[1] (Socrate et Rimbaud pour ceux qui ont du mal à suivre).

Par tex
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LES PSYCHOLOGUES SONT ILS POUR LE FRONT NATIONAL ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, une question d’actualité. Nous allons parler politique. (Silence…) Et paf, j’ai perdu la moitié de mes lecteurs… Maintenant que nous sommes trois, nous allons pouvoir aborder le sujet.

Voilà la seule et vraie question que je me pose le matin en me rasant : Les psychologues sont-ils pour le Front National ?

« Certainement pas camarade, je suis trotskiste » répondront certains de mes collègues, qui se comptent sur le doigt d’une main (tendue ?). N’étant pas fan de Strauss-kahn, j’éviterais de débattre avec eux et me tournerais donc vers des citoyens plus classiques (c’est à dire prenant plus facilement position pour la Tortue de la Nouvelle Star que pour une personnalité politique.)

Quelle étrange idée que de vouloir mélanger politique et psychologie. Mis à part quelques Mao-Lacaniens, Krypto-freudiens ou militants du Troisième W. Reich, il semble peu compatible de politiser nos pratiques… Et pourtant, il est difficile de croire que dans notre travail, nous ne sommes pas confrontés aux dures contraintes de la réalité. Précarité, immigration, inégalité, violence, racisme… toutes ces questions qui font la une des magazines (avec les secrets de régimes des stars francs-maçonnes dans l’immobilier et le classement du tourisme sexuel dans les hôpitaux français) ne peuvent nous laisser indifférent.

Bien sûre, on peut se demander dans n’importe quel métier s’il y a nécessité à s’engager. Il existe des boulangers engagés, qui utilisent des farines biologiques, font du commerce équitables et sont adeptes du boulangisme, de même qu’il existe des journalistes engagés (généralement ils écrivent sur les journalistes en se plaignant que les journalistes ne parlent pas d’eux) ou des cordonniers engagés (et ils changeaient la vie, tadadada da dadadada). Quid des psychologues ?

Un pote à moi, Bertolt Brecht disait souvent quand il avait écrit un vers de trop : "Si tu ne participes pas à la lutte, tu participeras à la défaite ». Je lui disait « Beber, t’exagère ! » ce à quoi il me répliquait «Non au CPE ! ». Vraiment Bertolt, c’était un révolutionnaire de première ! (ES spé-éco avec Madame Bronchard en Prof principale)

Tout ça pour dire que j’ai parfois l’impression que l’on attends des travailleurs sociaux en général et des psychologues en particuliers qu’ils anesthésient la société et permettent aux gens de survivre mais pas véritablement qu’ils soient sources de changements ou même de propositions. Le psychologue doit-il s’engager ou laisser le monde tel qu’il l’est en promenant sa compresse psychique sur des jambes de bois ?

Vous allez me dire « quel est le rapport avec le titre ? » et je vous répondrais « le même qu’entre ce que vous lisez sur les murs du métro et votre quotidien ». Comme quoi la publicité mensongère est partout….   

 

Par tex
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Et si on parlait de sexe ? Me mettant à l’unisson des magazines féminins en cette période estivale, je vais vous parler de sexe. Sans trivialité ni grivoiserie, car ce n’est pas le genre de la maison (de tolérance). Pour que ce ne soit pas le bordel, je vais me cantonner à un aspect purement psy de la sexualité. (Oui car dans mes loisirs, je suis psychologue, mais ne le répétez pas, ma mère me croit animateur de web-radio sur Internet)  Et, justement, c’est quoi la vision du psy sur le sexe ?

Vous allez me dire « vu d’en haut comme tout le monde », mais justement, si nous nous penchions un peu plus sur l’affaire. Je vous proposerais une fois n’est pas coutume, un sujet en trois épisodes, 1ere semaine« Attention danger sexuel », 2eme semaine« Un sexe dans les normes », et 3eme semaine « sexualité : fatalité ? »

 

1ere semaine : Attention danger sexuel.

 

Le sexe, ce n’est pas naturel, ce n’est pas sain et surtout ce n’est pas une bonne chose. Il suffit de regarder les plantes. Ca pollenise à tout va, ça pousse comme de la mauvaise herbe, et ça ploie, fané par le butinage intensif des bourdons de passages.

Nos chers bambins ne se rendent pas compte du danger qui plane sur leurs têtes et ailleurs.

Heureusement, la société veille et agit. Prévention à la sexualité, éducation à la sexualité, protection des mineurs, Le sexe ne passera pas !

Mais de quels dangers parlons-nous ?

Oserais-je le jeu de mot ? C’est un vaste fourre-tout :

Des maladies transmissibles à l’insu de notre plein grès, des pervers qui rodent jusque dans nos familles, des rapports non consentis, de la pornographie comme s’il en pleuvait, des bébés qui arrivent sans s’être présentés, le sexe est un fléau, il faut le con-damné !

Les religions ont encadré durant des millénaires le contrôle des risques, l’organisation des organes, et la moralisation de nos pulsions.

Maintenant que se sont les professionnels du pédagogico-socialo-sanitaires qui sont en charge de la sexualité sociale, qu’ont-ils comme principes ou cadres à proposer ?

Surtout pas de morale, les jeunes détestent ça, et puis c’est ringard la morale. Non, quand on parle de sexe à des jeunes, on parle de Respect. Respect de soi, respect des autres, total respect à tout les loveurs…

Apprentissage du préservatif (mais pas trop tôt sinon ça fait venir les idées…), utilisation de la pilule (par voie orale uniquement…), respect du partenaire (on fait un contrat au début pour savoir si on veut être fidèles ou pas… D’accord, mais je fais pas de contrat le premier soir à part si t’insistes vraiment et que tu t’es brossé les dents…), bref, éduquer à la sexualité, c’est prendre deux êtres excités et apeurés, et leurs envoyer des messages contradictoires (faites vous plaisir ça peut être mortel, vous n’êtes peut-être pas prêt tous les deux alors mettez un préservatif, vous êtes vraiment des obsédés alors vous êtes libres et bien dans votre peau…)

Le sexe est donc un danger contre lequel il faut se prémunir. Comme tout serait plus simple si nous étions des bêtes… (me disait l’autre jour un ami zoophile…) mais ce n’est pas le cas, quoi que, je me souviens d’un soir ou j’avais un peu bu, et… mais je m’égare.

Pour clore ce premier volet sur le sexe sans que cela soit douloureux, quelques questions sans réponses pour un débat sans ébat :

-Le sexe c’était mieux avant ?

-Adam et Eve auraient-ils été fidèles si Eve avait eut une sœur ?

-Est-il vrai que si l’on peut déniaiser un niais il vaut mieux éviter de déniaiser une nièce ?

-Parler de conduite à risque lorsque l’on parle de sexe, Est-ce que cela donne envie de prendre le volant ?

-Peut-on parler de sexe sans être graveleux ? J’espère ne pas avoir trop fauté.

La semaine prochaine nous examinerons les normes dans le sexe. Et d’ici là, ne faites pas trop la guerre.

Par tex
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Psychologie et Freud

Faut-il tuer le Père ?