Chapitre 5

Lassé d’avoir toujours affaires aux mêmes récalcitrants, la police tenta d’insérer sous la peau des personnes condamnées par la justice, une puce avec toutes les informations les concernant.

La protestation fût faible, -on n’écoute peu les délinquants- mais la fragilité du système informatique requérait la collaboration des personnes badgés.

Il fut donc à l’inverse proposé aux honnêtes citoyens un système de code-barre qui leur permettraient par l'intermédiaire des assurances, une protection face à l’appareil judiciaire.

Ce service eut un véritable engouement. En peu de temps, une grande partie de la population fût tatouée. La peur du gendarme, l’effet de mode, et la communication massive du gouvernement, des assurances et des tatoueurs servis par des célébrités vantant l’esthétisme, le moderne et le privilège de ce signe distinctif, tout cela donna au code-barre une fonction indispensable comme l’étaient auparavant la voiture, la télévision ou le téléphone portable.

Le code-barre intégra les fichiers codémap et devint un moyen de paiement, de reconnaissance, de classification, et d’identification.

Ceux qui n’en portaient pas n’avaient plus accès au travail, aux commerces, et à l’administration.

Une contre-société dut s’organiser parallèlement pour pouvoir subsister.

Les assurances étant chères et sélectives, les anciens condamnés et les plus pauvre ne purent se procurer le fameux sésame. A cela s’ajoutaient les marginaux et les idéologises.

Mon cas était à part car mon vieux tatouage par le miracle de l’informatique me donnait accès au dossier d’un citoyen bien sous tout rapport, ce qui me laissa une grande liberté.

Par Monsieur Grabeuz
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