Réflexions du matin, chagrin...
Ce matin, je me suis levé de fort bonne humeur. Réveillé par Radio Courtoisie, ma radio préférée, celle qui donne à l'actualité de belles couleurs (bleu, blanc, rouge) et un petit goût mentholé de pastille Vichy, j'ai pris conscience une fois de plus que nous vivions dans un pays bolchévique à la solde de la franc-maçonnerie. Ce qui explique pourquoi le chômage est si haut, l'état si endettée, les retraites un futur mirage, (c'est toujours mieux qu'un porte-avion), nos emplois bientôt un souvenir, nos villes des zones de guerre civile, et la pollution un nouveau Golem.
Oui, le monde va mal! Je situe la fin du monde d'ici à 2015 avec une marge d'erreur pouvant aller jusqu'à 2017, je ne suis pas infaillible.
De toute façon, peu d'entre nous serons encore là pour témoigner et les survivants auront autre chose à foutre qu'à discourir en prenant un café sur l'éventualité que peut-être si les pandémies planétaires avaient précédés le cataclysme nucléaire, la raréfaction de nourriture comestibles aurait eu une moindre incidence sur la démographie. Et je ne vous parle pas des guérillas de luttes de classes inter-continentales, des mutations bactériologiques décimant les enfants en bas-âges, et du pullulement des magazines people.
Maintenant que vous êtes angoissé, anxieux, prêt à vous raccrocher à n'importe quoi pour retrouver ne serait-ce que des miettes de réconfort, je vais vous parler de François Bayrou... Mais si François Bayrou vous savez l'homme à la tête de chou (non pas l'ivrogne, ça c'est Gainsborloo!). François Bayrou est paraît-il le 3ème homme. (4ème si on compte les femmes... mais faut-il compter les femme? « Oui » me dit un copain de vestiaire, Zinedine Barbe-Bleu, mais c'est une autre histoire). 3eme Homme! Ca en impose, non? Lui qui n'est ni de droite ni de gauche, ni une femme ni un hobgobelin, lui qui n'a pas de slogan (je défie quiconque de connaître par coeur le slogan de sa candidature), qui n'a même pas de vrai parti, et arrive pourtant à se faire entendre comme un enfant coléreux lors d'une dispute de couple en plein divorce. François Bayrou est notre ami. D'une part, par ce qu'il n'est pas l'ami de Longuet, Balkani, Pasqua, Dassault mais aussi par ce qu'avoir un bon copain c'est bien ce qu'il y a de plus agréable...
Bien évidement, ami doué de conscience et d'esprit de liberté, je n'appelle pas à voter Bayrou comme un vulgaire colleur d'affiche sur le pont de Saint Ouen à 3h du mat', je ne sais pas moi-même quel nom sera inscrit sur mon bulletin de vote. Mais enfin ami de droite à qui je tends la main gauche (ça porte bonheur) et ami de gauche à qui je tends la main droite (c'est de mauvais goût), ne soyez pas comme moi -écartelé- dans ce bipartisme qui nous fait croire que ce qui n'est pas du vote utile est futile et qu'hors de l'UMPS, point de salut! Puisque c'est vous, puisque c'est moi, je vais vous dévoiler quelque chose, camarade patriote, lorsque viendra le soir du mai et que sur nos écrans fleurira le visage de la brave madame Royal ou du jovial monsieur Bayrou, je ne bondirai pas de joie loin de là, mais si apparaît dans un rictus d'orgueil la tête du petit Nicolas, alors je peux bien vous le dire à vous, confident de pyjama-party, je crois bien que j'écraserai quelques larmes...