Psychologie et toxicomanie


Écoutant le concert de reprises de chansons de la Star-Academy par le groupe « génération star », composé d’une ancienne candidate « de la nouvelle star » de deux play-boys et d’une playmate ayant finie sixième dans Pékin-Express sur M6, suivi par la performance du sosie officiel de Johnny Halliday (Johnny Halliwell, à ne pas confondre avec Johnny Rock, Johnny Star et Johnny Vegas qui sont les autres uniques sosies officiels) puis me mettant nerveusement à me dandiner sur les chansons de Eve Angeli, le tout dans le cadre enchanteur du parking du casino de Cayeux-sur-Mer, charmante station balnéaire de la Picardie, je me mis soudainement à penser à la drogue…

Nous allons donc parler aujourd'hui de toxicomanie et de psychologie.

Déjà toute petite, la psychologie, fille dépravée de la médecine, s'abandonnait dans les paradis artificiels.

Comme toxicomane, Freud n’avait rien à envier à Bob Marley, si ce n’est peut-être au niveau capillaire, sa consommation de cocaïne et l'utilisation faite pour guérir ses patients feraient saliver plus d'un homme politique.

Les psychologues, comme les policiers ou les professeurs sont fumeurs, piqueurs, sniffeurs, mastiqueurs, buveurs -Existe-t-il des drogues en suppositoires? Probablement, quand on peut joindre l'utile à l'agréable...,- donc consommateurs dans les mêmes proportions que le reste de la population, et pourtant ils se font le chantre (et le chanvre) d'une certaine conduite morale. Hypocrisie ? Faites ce que je dis pas ce que je fume!

La presse spécialisé préfère ressasser des articles sur la guerre des psys, les surdoués, la sexualité, le stress au travail et l'estime de soi que de se pencher sur ses sujets qui font mauvais genres. En vrac:

-Le cannabis est-il un tranquillisant efficace et naturel pour certaines personnes et spécialement pour les schizophrènes?

-Dans un cadre rigoureux, le LSD peut-il développer la créativité et la découverte de soi ?

-Est-ce pertinent de faire de la répression sur un toxicomane en fermant les yeux sur le peu d'efficacité de l'injonction de soins (par manque de moyens et manque de volonté)?

-Est-ce que ce n'est pas un peu facile de faire des effets d'annonce et insister lourdement sur la prise en charge du cannabis (Structure spécialisé, intervention auprès des jeunes...) et renâcler à affronter le problème de l'alcoolisme?

De façon plus générale, la politique de Santé française, par le biais de la MILDT (la Mission interministérielle de lutte contre la drogue et les toxicomanies) est de plus en plus morale et de plus en plus déconnecté de la réalité.

« Savoir plus, risquer moins » disait-elle il y a encore moins de cinq ans dans un discours de grand-frère responsable initiant le petit dernier tout en lui faisant promettre de ne jamais fumer plus tard, et de ne rien dire aux parents.

« Pour un monde sans drogues et sans drogués » discoure-t-elle actuellement, avec son costard-cravate impeccable, son air de premier de la classe, sa rigueur de rectum balayé, et ce petit air outragé de député quinquagénaire découvrant sa Marie-Camomille de petite fille, sniffant sur la table basse en verre de la salle à manger accompagné de deux jeunes hommes aux regards absents et trop basanés pour fréquenter le même lycée que la chair de sa chair.

« Et la légalisation? » demanderont nos jeunes pubères adeptes de Kyo, Tryo et Lio .-Sous drogues, les trois sont écoutables.-

Certains psychologues préconisent de ne pas légaliser le cannabis, sinon ces hordes de sauvageons aux cheveux gras et aux regards glauques (Mon correcteur d'orthographe me propose « glottique », il doit être sous exta...), ces dépravés aux t-Shirts à messages engagés donc, iraient immanquablement chercher un interdit plus fort pour s'opposer au monde des adultes.

Sans tomber dans la facilité de dire que ces braves psys font souvent partie d'une génération plutôt porté sur la bibine, et que leurs discours auraient pu inspirer Coluche et son fameux « Gérard », je doute que nos amis les rebelles de la « cigarette qui se roule » deviendraient héroïnomanes ou braqueurs de H&M (c'est là qu'est la thune) juste pour pouvoir s'opposer à leurs parents.

C'est vrai que la drogue c'est pas bien, et en prendre c'est pire encore, mais quand même soyons réaliste, si la drogue fait des ravages, en l'arrêtant, nous risquerions de donner un coup fatal à toute la production audiovisuelle française! Ca fait réfléchir...

Quelques pistes de réflexion à méditer comme les schtroumpfs (c'est à dire sous Champi...)

-La consommation des psychologues en psychotropes est-elle un tropisme? (Non, je n'expliquerais pas...)

-Si se droguer c'est fuir la réalité et que la télé est une drogue, alors les drogués de la télé-réalité, comment font-ils? Ils regardent probablement Jean-Pierre Pernaud, notre Subutex national.

-Pour conclure, Mylène, peut-on parler de drogue à nos enfants? Oui, mais pourvu qu'elles soient douces...

Par tex
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