Et si on parlait de sexe ? Me mettant à l’unisson des magazines féminins en cette période estivale, je vais vous parler de sexe. Sans trivialité ni grivoiserie, car ce n’est pas le genre de la maison (de tolérance). Pour que ce ne soit pas le bordel, je vais me cantonner à un aspect purement psy de la sexualité. (Oui car dans mes loisirs, je suis psychologue, mais ne le répétez pas, ma mère me croit animateur de web-radio sur Internet)  Et, justement, c’est quoi la vision du psy sur le sexe ?

Vous allez me dire « vu d’en haut comme tout le monde », mais justement, si nous nous penchions un peu plus sur l’affaire. Je vous proposerais une fois n’est pas coutume, un sujet en trois épisodes, 1ere semaine« Attention danger sexuel », 2eme semaine« Un sexe dans les normes », et 3eme semaine « sexualité : fatalité ? »

 

1ere semaine : Attention danger sexuel.

 

Le sexe, ce n’est pas naturel, ce n’est pas sain et surtout ce n’est pas une bonne chose. Il suffit de regarder les plantes. Ca pollenise à tout va, ça pousse comme de la mauvaise herbe, et ça ploie, fané par le butinage intensif des bourdons de passages.

Nos chers bambins ne se rendent pas compte du danger qui plane sur leurs têtes et ailleurs.

Heureusement, la société veille et agit. Prévention à la sexualité, éducation à la sexualité, protection des mineurs, Le sexe ne passera pas !

Mais de quels dangers parlons-nous ?

Oserais-je le jeu de mot ? C’est un vaste fourre-tout :

Des maladies transmissibles à l’insu de notre plein grès, des pervers qui rodent jusque dans nos familles, des rapports non consentis, de la pornographie comme s’il en pleuvait, des bébés qui arrivent sans s’être présentés, le sexe est un fléau, il faut le con-damné !

Les religions ont encadré durant des millénaires le contrôle des risques, l’organisation des organes, et la moralisation de nos pulsions.

Maintenant que se sont les professionnels du pédagogico-socialo-sanitaires qui sont en charge de la sexualité sociale, qu’ont-ils comme principes ou cadres à proposer ?

Surtout pas de morale, les jeunes détestent ça, et puis c’est ringard la morale. Non, quand on parle de sexe à des jeunes, on parle de Respect. Respect de soi, respect des autres, total respect à tout les loveurs…

Apprentissage du préservatif (mais pas trop tôt sinon ça fait venir les idées…), utilisation de la pilule (par voie orale uniquement…), respect du partenaire (on fait un contrat au début pour savoir si on veut être fidèles ou pas… D’accord, mais je fais pas de contrat le premier soir à part si t’insistes vraiment et que tu t’es brossé les dents…), bref, éduquer à la sexualité, c’est prendre deux êtres excités et apeurés, et leurs envoyer des messages contradictoires (faites vous plaisir ça peut être mortel, vous n’êtes peut-être pas prêt tous les deux alors mettez un préservatif, vous êtes vraiment des obsédés alors vous êtes libres et bien dans votre peau…)

Le sexe est donc un danger contre lequel il faut se prémunir. Comme tout serait plus simple si nous étions des bêtes… (me disait l’autre jour un ami zoophile…) mais ce n’est pas le cas, quoi que, je me souviens d’un soir ou j’avais un peu bu, et… mais je m’égare.

Pour clore ce premier volet sur le sexe sans que cela soit douloureux, quelques questions sans réponses pour un débat sans ébat :

-Le sexe c’était mieux avant ?

-Adam et Eve auraient-ils été fidèles si Eve avait eut une sœur ?

-Est-il vrai que si l’on peut déniaiser un niais il vaut mieux éviter de déniaiser une nièce ?

-Parler de conduite à risque lorsque l’on parle de sexe, Est-ce que cela donne envie de prendre le volant ?

-Peut-on parler de sexe sans être graveleux ? J’espère ne pas avoir trop fauté.

La semaine prochaine nous examinerons les normes dans le sexe. Et d’ici là, ne faites pas trop la guerre.

Par tex
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