LES PSYCHOLOGUES SONT ILS POUR LE FRONT NATIONAL ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aujourd’hui, une question d’actualité. Nous allons parler politique. (Silence…) Et paf, j’ai perdu la moitié de mes lecteurs… Maintenant que nous sommes trois, nous allons pouvoir aborder le sujet.

Voilà la seule et vraie question que je me pose le matin en me rasant : Les psychologues sont-ils pour le Front National ?

« Certainement pas camarade, je suis trotskiste » répondront certains de mes collègues, qui se comptent sur le doigt d’une main (tendue ?). N’étant pas fan de Strauss-kahn, j’éviterais de débattre avec eux et me tournerais donc vers des citoyens plus classiques (c’est à dire prenant plus facilement position pour la Tortue de la Nouvelle Star que pour une personnalité politique.)

Quelle étrange idée que de vouloir mélanger politique et psychologie. Mis à part quelques Mao-Lacaniens, Krypto-freudiens ou militants du Troisième W. Reich, il semble peu compatible de politiser nos pratiques… Et pourtant, il est difficile de croire que dans notre travail, nous ne sommes pas confrontés aux dures contraintes de la réalité. Précarité, immigration, inégalité, violence, racisme… toutes ces questions qui font la une des magazines (avec les secrets de régimes des stars francs-maçonnes dans l’immobilier et le classement du tourisme sexuel dans les hôpitaux français) ne peuvent nous laisser indifférent.

Bien sûre, on peut se demander dans n’importe quel métier s’il y a nécessité à s’engager. Il existe des boulangers engagés, qui utilisent des farines biologiques, font du commerce équitables et sont adeptes du boulangisme, de même qu’il existe des journalistes engagés (généralement ils écrivent sur les journalistes en se plaignant que les journalistes ne parlent pas d’eux) ou des cordonniers engagés (et ils changeaient la vie, tadadada da dadadada). Quid des psychologues ?

Un pote à moi, Bertolt Brecht disait souvent quand il avait écrit un vers de trop : "Si tu ne participes pas à la lutte, tu participeras à la défaite ». Je lui disait « Beber, t’exagère ! » ce à quoi il me répliquait «Non au CPE ! ». Vraiment Bertolt, c’était un révolutionnaire de première ! (ES spé-éco avec Madame Bronchard en Prof principale)

Tout ça pour dire que j’ai parfois l’impression que l’on attends des travailleurs sociaux en général et des psychologues en particuliers qu’ils anesthésient la société et permettent aux gens de survivre mais pas véritablement qu’ils soient sources de changements ou même de propositions. Le psychologue doit-il s’engager ou laisser le monde tel qu’il l’est en promenant sa compresse psychique sur des jambes de bois ?

Vous allez me dire « quel est le rapport avec le titre ? » et je vous répondrais « le même qu’entre ce que vous lisez sur les murs du métro et votre quotidien ». Comme quoi la publicité mensongère est partout….   

 

Par tex
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Commentaires

Commentaire lapidaire :

Et si l'inertie du psy était sa force pour lancer le mouvement des autres, les travailleurs sociaux avec qui il travaille ?
Plus l'arbre s'enracine plus ses branches s'élèvent, comme dirait un proverbe esquimau.

Si cet engagement ne lui suffit pas, qu'il veut s'activer, il y a déjà le Syndicat National des Psychologues (pour sa poire).
Et pour tout le reste, est-ce qu'un psy politique est encore un psy, est-ce qu'en exposant ses idées hors profession (sa life racontée dans les media), il ne devient pas juste un interlocuteur ?
Dans ce cas, il faut faire un choix. Je crois.

Pour finir, ça ne se voit peut-être pas, mais un bon psy dans une institution qui le reconnaît a minima est source de changement. Je l'ai encore vu ce matin :)

C'est très touffu mais bon, je commente, quoi !
Commentaire n°1 posté par La gReLuChe le 12/05/2006 à 00h52
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